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Dédicace exceptionnelle avec Magali Le Huche et Marie Desplechin

Samedi 23 juin 2018 de 15h30 à 17h30

Une rencontre magique entre une grande auteure et une grande illustratrice

Sorcières de mère en fille

Plébiscité lors de sa parution à l'école des loisirs, le roman de Marie Desplechin,Verte, devient une bande dessinée, adaptée et mise en images avec bonheur par la dessinatrice Magali Le Huche. Entretien.

Quel effet cela fait-il d’entreprendre l’adaptation en bande dessinée d’un roman à succès de Marie Desplechin ?

Magali Le Huche : Quand Rue de Sèvres m’a proposé ce projet, je dois dire que j’ai ressenti une petite appréhension. J’avais déjà réalisé deux albums de bande dessinée chez Dargaud, sur des scénarios de Gwendoline Raisson, mais c’était la première fois qu’on me proposait de réaliser moi-même l’adaptation d’un roman. Je l’ai vécu comme un cadeau, une belle surprise… mais aussi comme un challenge. J’ai quand même mis un an avant d'oser me lancer !

Et maintenant que le projet est en cours ?

M. L. H. : J’adore ! Je me suis totalement accrochée à cette histoire, cet univers. Au-delà des portraits de sorcières modernes que sont Verte, sa mère et sa grand-mère, je suis très sensible à la question du rapport mère-fille et de la transmission, forte et compliquée à la fois.

De quelle manière avez-vous mené cette adaptation ?

M. L. H. : C’est l’un des aspects passionnants de ce travail : définir, à partir de la matière qu’est le roman, ce qui est pertinent en images et ce qui l’est moins. Trouver des biais pour aménager le récit dans le format souhaité – 80 pages – sans le trahir. Dans le roman, l’histoire est successivement racontée par quatre narratrices et un narrateur différents ; cette structure n’avait plus lieu d’être en bande dessinée. J’ai également cherché à simplifier les dialogues, dans un registre voisin du théâtre, qui fasse passer l’humour du texte.

Il faut aussi donner un visage et un physique aux personnages…

M. L. H. : Ça, ce n’était pas le plus difficile. L’image m’est un langage naturel, et du coup je vois assez spontanément les personnages. Il suffit juste de leur faire passer un petit « casting »…

Quelle relation avez-vous nouée avec Marie Desplechin ?

M. L. H. : Elle m’a tout de suite mise à l’aise et nous avons vite sympathisé. Le plus encourageant pour moi a été de sentir qu’elle me faisait vraiment confiance. Elle est toujours restée disponible, mais sans beaucoup intervenir. Du coup, je me suis sentie très libre.






Marie Desplechin est née à Roubaix en 1959. Elle a fait des études de lettres et de journalisme.
Dans ses romans pour la jeunesse, elle explore différentes veines littéraires, le roman historique avec Satin grenadine et Séraphine dont les thèmes principaux sont le XIXe et l'émancipation des femmes ; le roman à plusieurs voix où se côtoient fantastique et réalité contemporaine avec Verte et Pome ; les récits sur l'adolescence d'aujourd'hui dont notamment Le journal d'Aurore. Pour les adultes, elle a publié un recueil de nouvelles, Trop sensibles, des romans, Sans moi, Dragons, La Vie sauve écrit avec Lydie Violet (prix Médicis 2005) et Danbé avec Aya Cissoko, entre autres.
Elle travaille régulièrement comme journaliste pour différents magazines et participe à l'écriture de scénarios de films. Elle vit à Paris.







Magali Le Huche est née en 1979 en région parisienne. Diplômée de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle y passe cinq ans, dont trois dans l'atelier d'illustration. Depuis 2004, elle travaille aussi bien pour la presse que pour l'édition jeunesse. Elle a publié de très nombreux albums et séries à succès pour la jeunesse: Jean-Michel le Caribou, Paco.....


           




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